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Equinews est un site qui vous propose de suivre l’actualité équestre. Vous trouverez ici des articles concernant les résultats des grandes compétitions, les actualités de l’élevage ou encore l’évolution des lois juridiques concernant le monde du cheval. Dans un monde qui subit la crise (et les mesures qui en découlent) de plein fouet et avec l’échéance des Jeux Olympiques de Londres qui approche à grand pas, j’espère que vous trouverez sur ce site de quoi satisfaire votre curiosité.

JO : les Britanniques seigneurs en leur royaume

En jumping comme en dressage, ils auront tout raflé par équipe… Lundi, le duel sur les obstacles avec les Néerlandais aura tenu en haleine les spectateurs jusqu’au bout, puisque l’or et l’argent se sont départagés au barrage, les deux équipes étant à égalité de points à l’issue des deux manches. Il a fallu attendre le passage du septième cavalier pour connaître l’issue de cette finale par équipe, et la suprêmatie de l’équipe du pays hôte a été incontestable. Les Pays-Bas, avec sa médaille d’argent, a tout de même pu prendre sa revanche sur le Championnat d’Europe où ils avaient fini au pied du podium. Et soixante ans après leur dernière médaille d’or par équipe, les Britanniques sont à nouveau les maîtres de la discipline.

Après une première manche presque parfaite (un petit point de temps), la surprise de ces Jeux Olympiques, l’Arabie Saoudite (pourtant privée de son couple pilier, Khaled Al Eid et Presley Boy) a un peu plus déçue en seconde manche. Pourtant, avec une barre tombée par cavalier et encore un peu de temps, l’équipe termine ces Jeux avec le bronze, leur troisième médaille olympique de l’Histoire tous sports confondus ! Ils ont de quoi se réjouir, d’autant que trois de leurs cavaliers se retrouvent qualifiés pour la finale individuelle. Belle performance, égalée par la France (on se console comme on peut), la Grande Bretagne, les Pays-Bas et la Belgique.

Le lendemain, les Britanniques se révèlent également invincibles sur le carré de dressage, notamment grâce à la reprise presque parfaite de la jeune Charlotte Dujardin et Valegro, mais pas que, puisque trois couples britanniques tiennent trois des cinq premières places… Et encore une fois, devant les Néerlandais. Sauf que dans cette discipline, les Allemands n’ont pas failli à leur renommée, en s’intercalant pour la médaille de bronze. Pour la première fois, l’Allemagne n’est pas en or ! Les Britanniques ont de quoi être fiers, de venir planter leur Union Jack au palmarès des médailles olympiques. La bataille pour le podium individuel, entre les favoris de ces trois grandes nations du dressage, sera sans merci lors de la reprise libre en musique qui clôturera ces Jeux équestres.

JO : le coup de théâtre du jumping

Un coup de théâtre, le mot est encore trop faible… C’est un fiasco, une débandade, un coup de tonnerre ! La France et l’Allemagne éliminées de la Coupe des Nations… Ces deux équipes qui étaient données médaillables par tout le monde, vice-championne et championne du monde et d’Europe en titre, c’est à peine croyable. Autant que l’Arabie Saoudite en tête, avant la seconde manche de la finale… La surprise a commencé avec le parcours de Simon Delestre, l’ouvreur pour la France avec Napoli du Ry : parfait, jusqu’à l’avant-dernier obstacle où… la rêne casse. Le truc qui n’arrive jamais. Grâce au sang-froid du cavalier, le couple a terminé sans faire tomber de barre, mais la foulée venant mal Simon fait une volte devant le dernier obstacle, ce qui l’ammène à six points. A partir de là, tout se dérègle. Pénélope Leprévost, auteure avec son étalon des Haras Nationaux Mylord Carthago d’un beau sans faute mais avec un point de temps dépassé la veille, sort de piste avec huit points, dont une barre qu’elle ne s’explique pas (et nous non plus). On ne la retrouvera même pas dans la compétition en individuel, à cause de ce point de temps… Silvana, la jument de Kevin Staut, laisse également trainer un postérieur sur le triple, la France est donc à dix points avant le passage du dernier cavalier, ce qui laisse peu d’espoir. Le parcours d’Olivier Guillon et Lord de Theize clôt vite le suspens avec, lui aussi, une malheureuse barre. Cela dit, rester à dix points aurait quand même fermé les portes de la finale à l’équipe de France…

L’Allemagne, terminant avec quatre points de trois de ses cavaliers et les huit points de Meredith Michaels Beerbaum et sa toute jeune et prometteuse Bella Donna, reste aussi à la porte de la finale. Les Allemands avaient déjà mal commencé la veille, avec l’élimination de Christian Ahlmann, Codex One ayant refusé de passer un bidet… Autre nation malheureuse, la Belgique en termine avec seize points, soit treizième juste derrière la France. Autre mauvaise nouvelle du côté de nos amis Belges, c’était le dernier parcours du champion du Monde Vigo d’Arsouilles. Son cavalier, Philippe Lejeune, avait déjà déclaré que l’étalon alezan prendrait sa retraite sportive après les Jeux de Londres. Après un parcours à huit points, le couple était qualifié en individuel mais une légère gêne au pied de son cheval a convaincu le champion belge de s’en tenir là.

Les autres nations maîtresses de la disciplines n’auront pas déçues, puisqu’on retrouvera en seconde manche la Suisse, la Suède, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne évidemment, qui fait figure de favorite, le Canada, le Brésil (qui tourne avec trois cavaliers) et les Etats-Unis. Quant à l’Arabie Saoudite, elle a créé l’autre surprise, bonne celle-ci, de la journée avec quatre parcours parfaits ; cette équipe a à son crédit un seul petit point de temps dépassé avant la seconde manche.

Cette après-midi, les Français encore en lice vont tenter l’exploit de rester dans la course pour une médaille en individuel, puisqu’une fois qualifiés les couples repartent à zéro point mercredi dans la finale individuelle. Quant au podium par équipe, la lutte va ête très rude…

JO dressage : Jessica Michel qualifiée !

photo de http://www.scoopdyga.com/

Jessica Michel et sa jument Riwera de Hus avaient déjà réussi l’exploit d’offrir une place à la France en dressage à Londres, le couple est en plus parvenu hier à se qualifier pour le Grand Prix Spécial. Elles ont déroulé une reprise très correcte, notée 70,410% grâce notamment à de beaux allongements, les appuyers au trot et des lignes de changements de pied superbes. Ce sont essentiellement les piaffers et les transitions au passage qui leur ont fait perdre des points, ce qui est le point faible de la jument, mais la cavalière reste très satisfaite de sa monture : « La jument était parfaite il n’y a vraiment rien à lui reprocher, elle était à 100% [...] Riwera n’a eu peur de rien. Elle tendait un peu les oreilles pour regarder les photographes mais elle n’a jamais été inquiétée par l’environnement. Je n’ai pas monté à 100% parce qu’on prend conscience d’avoir passé sept années à travailler pour cinq minutes de reprise, et que l’on a envie d’éviter la faute. Ce n’est pas toujours évident », explique la jeune femme. En se classant vingt-huitième, le couple s’ouvre les porte de l’étape suivante, une reprise qui devrait mieux convenir à la jument, comme l’explique Jessica : « Le Spécial correspond bien à Riwera avec beaucoup de passage et d’allongements au trot en début de texte. » Ce Grand Prix préliminaire a été dominé, sans surprise, par la Grande Bretagne (grâce aux excellentes reprises de Carl Hester et Charlotte Dujardin et celle plus que correcte de Laura Bechtolsheimer), l’Allemagne (Kristina Sprehe, qui tient la tête un bout de temps et Helen Langehanenberg, troisième au provisoire avec 81,140% qui permet à l’équipe de prendre la deuxième place) et les Pays-Bas. Les Néerlandais, emmenés par Edward Gal qui réalise une belle performance avec un nouveau cheval, Undercover, Anky Van Grunsven et son expérimenté Salinero (le couple, déjà double médaillé d’or aux Jeux, n’est plus à présenter et n’a plus de preuves à faire) venus soutenir leur équipe et bien sûr Adelinde Cornelissen et Parzival, ne s’en sortent pas mal. Le couple numéro un mondial réalise quelquels fautes qui le place en deuxième position du provisoire, avec une moyenne à 81,687%. La lutte pour le podium s’annonce serrée, d’autant que les autres Nations (Danemark et Espagne notamment) ne compte pas se laisser distancer. Il aura une fois encore enflammé la piste avec son pure race espagnol Fuego, qui porte bien son nom ; on devrait retrouver Juan Manuel Munoz Diaz dans le Grand Prix Spécial et l’espère-t-on dans la Kur, tant sa prestation lors des Jeux Equestres Mondiaux avait été spectaculaire.

JO : le sacre de Michael Jung

L’Allemagne a brillé depuis le dressage, c’est  donc tout naturellement que l’équipe a remporté la médaille d’or olympique, comme à Hong Kong il y a quatre ans. Il faut dire que l’équipe, composée de Michael Jung et son fidèle Sam, Sandra Auffarth et Opgun Louvo, Ingrid Klimke et Butts Abraxxas et Dirk Schrade avec King Artus, compte deux médaillés en individuel et trois cavaliers parmi les vingt-cinq meilleurs… Mais n’allons pas trop vite. Le CSO, comme toujours, a été décisif. Même si l’Allemagne avait déjà pris le large après le cross, l’obstacle a confirmé son avance et a permis de départager les médaillés d’argent et de bronze… Et après les beaux parcours des cavalières anglaises, Zara Phillips, Mary King et Kristina Cook, qui se qualifient pour la finale individuelle, c’est finalement la Grande-Bretagne qui fait la joie de son public en remportant l’argent… Elle est suivie par la Nouvelle-Zélande, donc les coéquipiers se sont bien classés : Andrew Nicholson fini avec une médaille en chocolat au pied du podium, Jonathan Paget se classe dixième et le grand Mark Todd ne parvient pas à réitérer ses exploits des années quatre-vingts et pointe finalement à une belle douzième place. La France a plutôt bien remonté, en terminant huitième… Déception tout de même pour l’équipe vice-championne d’Europe.

Mais en individuel, deux cavaliers sont parvenus à se qualifier pour la finale. Ce ne sera malheureusement pas le cas de Donatien Schauly, dont la jument Ocarina du Chanois n’a pas été présentée à la visite vétérinaire d’avant cso à cause d’une légère blessure au tendon. Le couple, dix-huitième après le cross, aurait pourtant pu prétendre à une belle place… Mais les beaux parcours de Nicolas Touzaint avec Hidalgo de L’Ile et de Lionel Guyon et Nemetis de Lalou leur permettent de terminer ces Jeux londoniens à d’honorables dix-septième et vingt-quatrième places.

Le suspens pour le podium aura tenu jusqu’à la toute dernière seconde… Sandra Auffarth, après un deuxième parcours sans faute, met la pression à Michael Jung qui a droit à juste une barre pour rester au moins en seconde place. Le parcours sans pénalité qu’il effectue ne laisse pas de répis à Sara Algotsson Ostholt qui, avec sa belle jument grise Wega, a tout juste droit à un peu de temps. En tête depuis le cross, la Suédoise aura cru jusqu’au bout remporter l’or en individuel, tout comme les spectateurs… Jusqu’au moment fatidique, la chute de la barre du dernier obstacle, quelques centièmes de seconde avant que la cavalière ne passe la ligne d’arrivée ! Elle sacre ainsi l’Allemand, prenant tout de même une très belle médaille d’argent.

 

Résultats :
1. Michael Jung (GER) & Sam
2. Sara Algotsson Ostholt (SWE) & Wega
3. Sandra Auffarth (GER) & Opgun Louvo
4. Andrew Nicholson (NZL) & Nereo
5. Mary King (GBR) & Imperial Cavalier
6. Kritina Cook (GBR) & Miners Frolic
7. Aoife Clark (IRL) & Master Crusoe
8. Zara Phillips (GBR) & High Kingdom
9. Karen O’Connor (USA) & Mr Medicott
10. Jonathan Paget (NZL) &Clifton Promise

JO : un cross plein de rebondissements !

Le parcours de cross olympique paraissait à première vue, de l’avis de tous, facile – du moins, pour ce niveau d’épreuve. Construits au coeur de Greenwich Park, les obstacles n’étaient pas très gros ou impressionnants. Cependant, la première partie très rythmée, vallonnée et tournicotante pouvait (et allait) donner du fil à retordre à bien des couples. Plusieurs d’entre eux étaient bien sûr attendus au tournant, mais beaucoup ont manqué le rendez-vous. Les Français d’abord, plutôt mal placés individuellement et par équipe (neuvièmes). Denis Mesples, premier à s’élancer, ne peut éviter une dérobade sur la combinaison numéro trois et alourdi son score de manière conséquente. Aurélien Kahn marche dans ses traces, même dérobade, même obstacle, même sanction. Quant aux trois autres couples, aucun ne parvient à rentrer dans le temps. Donatien Schauly remonte cependant un peu, pointant à la dix-huitième place du provisoire.

Peut être les cavaliers, pensant le parcours aisé, ont-ils relâché leur attention, ou bien le terrain, avec tous ses dénivelés et ses virages dignes d’une route de montagne, a-t-il finalement rempli son office de juge de paix : plusieurs couples chûtent (sans gravité, même si une cavalière a été emmenée en ambulance et un van a ramené un cheval boiteux), bien d’autres, dont Lucinda Fredericks, se font surprendre. Certains encore, à l’image de William Fox-Pitt, pourtant seigneur en son domaine à Londres, se fatiguent avant la fin à cause du terrain et terminent avec beaucoup de temps (vingt-deuxième). Enfin, le sol plus que glissant n’aura pas aidé les chevaux. Le Japonais qui fut la surprise du dressage, Yoshiaki Oiwa, n’aura pas tenu la tête du classement longtemps : un chute de son cheval dans la descente impressionnante d’un gros contre-bas le prive de la suite des Jeux.

En revanche, ça passe pour le favori Michael Jung (qui en profite pour remonter à la quatrième place), Mark Todd qui avec 60 centièmes de temps dépassé confirme sa troisième place, Sarah Algotsson Ostholt et Ingrid Klimke qui sont pour le moment premières ex-aequo. Tout se joue donc cet après-midi, sur le test du CSO.

JO : le point après le dressage du complet

Pendant ces deux derniers jours tous les concurrents du concours complet à Londres se sont affrontés sur le carré de dressage. Cette première épreuve a réservé bien des surprises, se clôturant sur un magnifique trio de tête. Bonnes surprises pour les uns, mauvaises pour les autres ; les Français ont notamment quelque peu raté leur entrée, classant l’équipe à la neuvième place sur treize. Seul le Maréchal des Logis chef Donatien Schauly, en selle sur Ocarina du Chanois, tire son épingle du jeu en se classant vingtième du provisoire, avec 44,40 points de pénalité. Il a malgré tout manqué un peu de chance, avec le temps se déchaînant contre lui et un jugement peut être un peu sévère. Nicolas Touzaint et son expérimenté Hidalgo de l’Ile, qui portait tous les espoirs du clan tricolore, n’aura pas pu éviter quelques fautes : il pointe à la vingt-septième place avant le cross. Denis Mesples, premier à s’élancer samedi avec Orégon de la Vigne, a également contre-performé, finissant la reprise avec une pénalité de 61,50, très loin dans le classement. Il est suivi par Aurélien Kahn, qui a réalisé avec Cadix sa « meilleure reprise » selon lui, avec un score de 55,90. Enfin, Lionel Guyon associé à Nemetis de Lalou a réalisé le score honorable de 50,90.

Les Français ne sont pas les seuls à avoir réalisé des contre-performances, de nombreux couples favoris se retrouvent assez loin dans le classement. Ainsi, Clayton Fredericks en selle sur Bendigo se classe « seulement » à la dixième place pour l’Australie. Le bon score de Lucinda Fredericks et Flying Finish permettent à cette équipe de terminer deuxième. William Fox-Pitt, le numéro un mondial que l’on attendait également dans la tête du classement réalise une reprise moyenne avec Lionheart à 44,10, ce qui le place dix-septième. Même punition pour Michael Jung : l’Allemand sort de piste avec deux grosses fautes sur Sam et un score de 40,60, pointant à la onzième place. Le favori réalise la moins bonne performance allemande ! Son équipe, avec quatre coéquipiers aux onze premières places, est donc en tête avant le test du cross aujourd’hui.

Mais de très bonnes surprises également, puisque la tête est détenue par un couple presque inconnu sous nos latitudes ; il s’agit du Japonais Yoshiaki Oiwa associé au selle-français Noonday de Condé, dont la reprise a épaté tout le monde, en commençant par les juges qui le pénalisent de 38,10 points. A pas grand-chose derrière on retrouve un Italien, Stefano Brecciaroli, lui aussi pourtant outsider avec Apollo WD Wendi Kurt Hoev. Le couple avait enflammé la piste quelques minutes auparavant. Enfin, dernier à s’élancer, déjà double champion olympique il y a trente ans, sacré meilleur cavalier du XXème siècle par la FEI, le maître de la discipline, Mark Todd. Il a prouvé qu’à 58 ans il est toujours au plus haut de sa forme et pourquoi pas prêt à décrocher un troisième titre olympique individuel. Avec Campino, il réalise une reprise parfaite de fluidité qui le classe à la troisième place du provisoire. Rendez-vous est pris cette après-midi pour le test du cross, en plein Greenwich Park.

Résultats :
1- OIWA Yoshiaki & NOONDAY DE CONDE JAP 38.10
2- BRECCIAROLI Stefano & APOLLO WD WENDI KURT HOEV ITA 38.50
3- TODD Mark & CAMPINO NZL 39.10
4- KLIMKE Ingrid & BUTTS ABRAXXAS GER 39.30
4- ALGOTSSON OSTHOLT Sara & WEGA SUE 39.30
6- SCHRADE Dirk & KING ARTUS GER 39.80
7- FREDERICKS Lucinda & FLYING FINISH AUS 40.00
7- AUFFARTH Sandra & OPGUN LOUVO GER 40.00
7- DONCKERS Karin & GAZELLE DE LA BRASSERIE BEL 40.00
10- FREDERICKS Clayton & BENDIGO AUS 40.40

1- Allemagne (119,10)
2- Australie (122,10)
3- Grande-Bretagne (127)
4- Suède (128,20)
4- Nouvelle Zélande (128,20)
6- Japon (130,70)
7- Etats-Unis (138,80)
8- Belgique (139)
9- France (142,90)
10- Irlande (152,10)
11- Canada (154,10)
12- Pays-Bas (154,50)
13- Brésil (170,40)

Christian Ahlmann papa !

La compagne du cavalier olympique allemand, la Belge Judy-Ann Melchior, a donné naissance aujourd’hui vendredi 27 juillet à un petit garçon prénommé Léon. Le bébé est arrivé avec deux semaines d’avance pour des raisons sportives ; en effet, avec accord du corps médical évidemment, le couple a décidé de faire venir leur enfant au monde par césarienne afin que Christian Ahlmann, qui est membre de l’équipe allemande de saut d’obstacle avec Taloubet Z aux Jeux Olympiques, puisse se rendre à Londres l’esprit libre et le coeur léger, l’espère-t-on. Le petit Léon pèse trois kilos et est en pleine forme, selon le cavalier. Un futur cavalier sans doute, et peut-être le fils d’un champion olympique !

Londres donne le top départ de la XXXème Olympiade

Ce soir à Londres, la flamme olympique sera allumée sur le lieu des XXXème Jeux Olympiques modernes. La cérémonie d’ouverture débutera à 19h30 heure locale, le spectacle organisé par le réalisateur Danny Boyle (Slumdog Millionnaire, entre autres) promet d’être grandiose. Parmis les athlètes porte-drapeaux, on pourra retrouver Rodrigo Pessoa pour le Brésil et Rolf-Goran Bengtsson pour la Suède qui auront l’honneur de représenter leur pays.

Les épreuves équestres débutent dès demain 28 juillet avec le dressage du concours complet qui se déroule sur deux jours. Mais les chevaux sont inspectés par le vétérinaire de la FEI depuis ce midi. La finale par équipe et individuelle aura lieu le 31 juillet avec l’épreuve de saut d’obstacle. Ensuite, ce sera le dressage, les 2 et 3 août, la finale par équipe étant le 7 et individuelle le 9. Puis c’est aux sauteurs d’attaquer les épreuves le samedi 4 août. La finale par équipe se déroule le 6 puis ce sera la finale individuelle le 8. Vous pouvez suivre le site officiel des sports équestres aux JO de Londres 2012 ici. Par ailleurs, nous vous invitons à suivre les épreuves en direct sur Equidia Live dont voici le programme, ou en replay sur Equidia.fr.

Edit : la visite vétérinaire précédant l’épreuve de dressage du concours complet a été passée avec succès par tous les chevaux !

Encore un forfait allemand

L’hécatombe en jumping continue pour les Jeux, c’est encore une fois l’Allemagne qui est touchée… Philipp Weishaupt va faire une heureuse, puisqu’en raison d’une maladie contractée par son cheval Monte Bellini, c’est Meredith Michaels-Beerbaum qui prend sa place au sein de l’équipe allemande. Thomas Voss devient donc remplaçant. La puissante jument de la cavalière allemande, Bella Donna, n’est certes agée que de neuf ans mais elle a prouvé que la valeur n’attend pas le nombre des années de par sa régularité et ses résultats. Le couple s’est notamment emparé de la troisième place lors du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle il y a deux semaines. Ce forfait de dernière minute ne devrait donc pas, l’espérons-nous, trop handicaper l’équipe de la Maanschaft.

Londres J-7

Après une longue absence, Equi-news reprend du service à temps l’espère-t-on pour les Jeux Olympiques qui approchent à grand pas. Que de nouvelles à donner sur ce front ! En effet, les Nations qualifiées par équipe avaient jusqu’au 9 juillet pour annoncer leur sélection. Il y eut d’autre part quantité de rebondissements.
Nous vous annoncions la non-participation de deux cavaliers saoudiens suspectés de dopage sur leur monture, c’était une fausse alerte. Après que la FEI ait suspendu pour huit mois Abdullah Al Sharbatly et Khaled Al Eid, le Tribunal Arbitral du Sport a réduit leur peine à deux mois, estimant que la substance retrouvée chez les montures de ces deux cavaliers était simplement interdite, mais pas dopante. Ainsi, Abdullah Al Sharbatly se rendra bien à Londres avec Sultan mais pas son compatriote, puisque Presley Boy, le cheval avec qui il s’était notamment classé deuxième de la finale du Global Champions Tour d’Abu Dhabi en novembre dernier, a du être arrêté à cause de coliques.

D’autres couples ont moins de chance. L’Allemagne notamment se voit privée d’une partie de ses meilleurs cavaliers, puisque Ludger Beerbaum a déclaré forfait, sa jument de tête Gotha n’étant pas au meilleur de sa forme. De même pour Marco Kutscher qui abandonne suite à sa contre-performance avec Cornet Obolensky à Aix-la-Chapelle, où le couple a accumulé trente-et-un points lors des deux manches de la Coupe des Nations. L’équipe allemande sera donc composée de Christian Ahlmann avec Codex One ou Taloubet Z, Marcus Ehning avec Copin van de Broy ou Plot Blue, Philipp Weishaupt avec Monte Bellini, Janne Friederike Meyer avec Cellagon Lambrasco et en réserviste (grâce à sa bonne troisième place lors du Grand Prix d’Aix) Meredith Michaels-Beerbaum avec sa puissante Bella Donna.

L’Irlande se voit elle aussi privée d’une chance de médaille qu’aurait pu être Denis Lynch. En effet, Lantinus a été testé hypersensible, toujours à Aix-la-Chapelle. Le cavalier s’en est expliqué et la FEI n’a d’ailleurs pas décidé de le sanctionner (seul le cheval a été disqualifié, pas le cavalier), mais dans la mesure où c’est la troisième fois que ça arrive à ce couple (la première fois remonte aux JO de Pekin en 2008, le couple avait été disqualifié), le chef d’équipe irlandais a décidé d’envoyer Cian O’Connor à la place de Denis Lynch, avec Blue Loyd. Il accompagnera donc Billy Twomey pour défendre à Londres les couleurs irlandaises. Rappellons que Cian O’Connor a lui aussi une triste expérience des JO, puisqu’il a été défait de sa médaille d’or à Athènes en 2004, après que son cheval ait été contrôlé positif à un test anti-dopage…

Côté français, l’équipe manque elle aussi de chance. Patrice Delaveau, qui aurait pu en être un des piliers, est privé de JO à cause de la blessure de son cheval. Le très prometteur Orient Express HDC s’est en effet blessé, là encore à Aix, peu avant la Coupe des Nations. Voici le communiqué du Haras des Coudrettes :« Orient Express*HDC s’est blessé lors du CSIO d’Aix-la-Chapelle et est rentré ce matin en Normandie afin de subir tous les examens nécessaires à l’établissement d’un diagnostic complet. C’est donc une fêlure sur un canon postérieur dû à un traumatisme vraisemblablement lors de son dernier parcours qui l’empêchera de participer aux Jeux olympiques de Londres. Son rétablissement nécessitera environ 3 mois, Orient Express*HDC devrait donc être de retour pour le circuit Coupe du Monde à l’automne. C’est un coup dur pour toute l’équipe mais surtout pour Patrice Delaveau qui a tant travaillé pour préparer cette échéance. »
L’équipe de France sera donc constituée de Pénélope Leprévost avec Mylord Carthago HN ou Topinanbour, Kevin Staut avec Silvana HDC, Olivier Guillon et Lord de Theize et Simon Delestre avec Napoli du Ry. Roger-Yves Bost et Nippon d’Elle sont remplaçants, tandis que deux cavaliers seront réservistes : Eugénie Angot et Old Chap Tame et Jérôme Hurel et Ohm de Ponthual.

Le dernier forfait en date est celui de Malin Baryard-Johnsson, dont la monture, H&M Tornesch, est blessé au tendon. Lisen Bratt Fredricsson et Matrix la remplacent donc, aux côtés de Rolf-Goran Bengtsson (toujours numéro un mondial) et Ninja La Silla, de Jens Fredricson avec Lunatic et de Henrik von Eckermann sur Coupe de Cœur.

Enfin, en dressage, le coup de tonnerre vient du forfait de Mathias Alexander Rath, le jeune cavalier du phénomène Totilas, que tout le monde attendait à Londres. De nombreuses blessures du cheval avaient retardé son retour à la compétition, le couple avait souvent été critiqué. Les mauvaises langues avaient prédit l’absence du couple… Qui, cette fois-ci, est due au cavalier allemand, qui souffre de mononucléose. Souhaitons-lui un bon rétablissement, c’est parait-il une maladie dont on met du temps à guérir…

Comme souvent, avant même de commencer, les Jeux Olympiques apportent leur lot de déception mais aussi de joie d’être sélectionnés pour représenter son pays. En espérant tout de même que les mauvaises nouvelles s’arrêtent là…